C’est vrai que peu de nos confrères s’y intéressent. Pour ma part, je suis issu du secteur des retraites et je suis arrivé dans le groupe pour développer cette expertise. Nous avons commencé à travailler sur ce sujet à partir de 2005.
Lors d’une fusion, on pense toujours en priorité aux aspects financiers. Mais les questions sociales sont toujours lourdes à gérer. Or, dans ce domaine, l’harmonisation, qui est d’ailleurs exigée par le Code du travail à catégorie égale sur un même site, est souvent complexe. Il y a donc là un vrai besoin d’expertise et dans l’urgence. C’est ce que nous proposons.
Il n’y en a pas ! Cela dépend beaucoup des secteurs. Les grandes entreprises sont concernées, mais aussi les petites. La croissance externe est d’ailleurs un moyen de croissance très courant pour les PME.
Étant dans l'obligation cette année de proposer un fonds solidaire pour le Perco, nous avons considéré que l'ISR se mariait bien avec cet esprit, proposant ainsi un univers éthique.
Nous proposons un PEE et un Perco, dans lesquels sont logés cinq FCPE dont le fonds Arial Solidaire ISR. Depuis le 1er juillet 2009, nos collaborateurs ont donc le choix d'épargner dans ce fonds diversifié. Nous restons très neutres en termes de communication sur ces FCPE afin de ne pas influencer les salariés.
Cette année, le rendement a été particulièrement élevé. Mais l'ISR est surtout une démarche qui vise à valoriser les entreprises responsables sur le long terme, notamment respectueuses de l'environnement. À mon sens, elles sont plus aptes à éviter les catastrophes industrielles ou économiques.
Nous avons été des pionniers en introduisant cette idée il y a une trentaine d'années. Au départ, nous avons abordé la transition travail/retraite, par le biais des formations Cap 60 deux à trois ans avant la fin de l'activité. Nous avons ensuite compris qu'il fallait aussi toucher un public plus jeune : c'est l'objet du Point 50. Aujourd'hui, les quarantenaires commencent à frapper à la porte.
Le Cap 60 dure 3 jours : deux animateurs encadrent une vingtaine de stagiaires. Interventions d'experts - médecin, notaire, spécialiste de la retraite, nutritionniste. - alternent avec des ateliers. Il s'agit de réfléchir aux propos des experts, d'échanger, d'informer. La population a beaucoup évolué : elle peut aujourd'hui envisager de poursuivre une activité en autoentreprise, mais elle est aussi confrontée au problème des parents vieillissants ou d'enfants qui ne sont pas encore autonomes. Le point 50 dure, lui, une journée : il aborde aussi bien les systèmes de retraite que la prévention santé.
Les salariés y sont très sensibles car elles montrent que l'entreprise les prend en considération. Et les entreprises sont de plus en plus intéressées car elles peuvent entrer dans le cadre des nouvelles prescriptions du Plan seniors. D'ailleurs, quand elles commencent, elles reviennent souvent : le bouche à oreille interne les y incite !
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